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Fermées
pour travaux depuis mars 2001, les catacombes ont réouvert
leurs portes au public en juillet dernier. Les travaux effectués
cette année ont été l'occasion d'installer
un système d'appel de bornes audio reliées à
l'accueil sur les 1,7km du parcours.
De quoi sécuriser les visiteurs dans ce dédale de
tibias et de crânes peu rassurants mais si excitant...
Ce que l'on appelle les catacombes ne représente que le
8/100e des galeries souterraines de Paris (300 km) qui
sont en fait les anciennes carrières de la capitale.
Creusées dès la période romaine à
ciel ouvert puis en sous-sol, les carrières ont peu à
peu fragilisé le sous-sol parisien. Un effondrement spectaculaire
a eu lieu rue d'Enfert en 1774. En 1777, on décide
alors de combler les cavités avec... les ossements des
cimetières parisiens surpeuplés et insalubres:
ainsi naissent les catacombes. Les étudiants en
médecine viennent chercher ici des ossements, les jeunes
rockers organisent des concerts en toute clandestinité
dans la mythique salle Z et la rumeur parle de rites sataniques
qui s'y dérouleraient la nuit.
Le mystère entoure encore ces lieux: les sites perso consacrés
aux catacombes montrent des photos de "cataphiles" mosaïqués
et anonymes, pied de biche en main forçant des plaques
d'égoûts pour accéder aux galeries. Mais gare
aux fraudeurs! Si les galeries ont servi de cachette pendant
la guerre, aussi bien aux Résistants, qu'aux
collabos ou aux Allemands, leur accès est
aujourd'hui interdit et puni selon l'arrêté préfectoral
de 1955.
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