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Ils
arrivent directement de la rencontre, au temps de la mode acid
Jazz entre rappeurs et musiciens de jazz.
En
1994, Steve Coleman avait sans le vouloir remis les pendules à
l'heure en réussissant avec le projet "Metrics" qui reste à ce
jour la confrontation la plus réussie entre hip-hop et musique
jazzy. L'enregistrement live du groupe au Hot Brass parisien en
témoigne. Quelques années plus tard, les rythmeurs du projet ont
pris leur indépendance en fondant leur propre groupe, Opus Akoben.
Conservant le principe d'une rythmique de musiciens et non de
machines, comme "The Roots", les trois rappeurs se sont servi
de leur expérience avec Coleman pour exploser les frontières du
genre. Ils excellent notamment dans le "freestyling", sorte de
joute vocale improvisée où tout est permis pour remporter le morceau,
y compris d'appeler à sa rescousse un petit chant gospel ou une
accélération raggamufin. Profitons en ce soir car trés
peu de groupes nous offriront la comparaison au rouleau compresseur
d'Opus Akoben.
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